Le
Syndicat général du Livre et de la Communication écrite (SGLCE) réagit
vivement à l’arrestation du militant José Bové.
La
mise en scène militaro-médiatique, soigneusement agencée par l’équipe
Raffarin/Sarkozy pour l’appréhender, vise à démontrer à tous ceux qui
s’opposent à la marche dévastatrice d’un capitalisme triomphant qu’ils
s’exposent à des représailles judiciaires implacables.
La
même logique préside au traitement du dossier de la retraite, pour lequel l’équipe
au pouvoir manie simultanément le mépris et la présence policière en réponse
aux luttes des salariés.
Cet
événement nous apparaît d’autant plus injuste qu’au même moment, des
affaires financières et de santé publique d’une gravité exceptionnelle sont
classées sans suite par des tribunaux peu soucieux de l’équité sociale.
« Selon
que vous serez puissants ou misérables ... »
disait La Fontaine. En 2003, la même injustice perdure et va croissante.
Le
gouvernement Raffarin, se faisant, flatte l’électorat réactionnaire et pêche
dans les eaux saumâtres de Le Pen pour démontrer qu’il n’a pas le monopole
de la brutalité et de la démagogie.
Nous
sommes, au SGLCE, solidaires de toutes celles et tous ceux qui luttent contre
les méfaits de la société du profit, de ses dégâts sociaux et écologiques.
C’est
en tant que militants syndicalistes que nous dénonçons le déni de justice que
représentent l’arrestation de José Bové et la peine disproportionnée
qu’il s’apprête à purger dans la dignité.
Nous
nous inscrirons dans tout mouvement visant à sa libération immédiate.
La
criminalisation grandissante de l’action syndicale doit interroger toute la
société civile quant à l’avenir démocratique d’un des pays les plus
riches du monde.