POUR
UNE UNION DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
5-5
Depuis cinq ans (un lustre !), la section CGT de Bayard Presse unit
fraternellement journalistes, ouvriers, employés, techniciens (agents de maîtrise)
et cadres, pour le meilleur bénéfice de l’action syndicale. Cette expérience
unitaire est partagée par d’autres sections, à France-Soir, à l’AFP,
à France 3, chez Hachette, à Sud-Ouest, à l’Union de Reims…
Nous en sommes certains : comme dans ces entreprises, un nombre de plus en
plus important de salariés, toutes catégories confondues, exprime des
convergences de vue fortes face aux patrons et demande une rénovation de
l’action et de l’organisation syndicales.
5-6
Depuis 2003, différentes actions (manifestations contre la réforme des
retraites, publications) ont été menées par le SNJ-CGT en coopération étroite
avec le Livre et le SNRT. En mai dernier, par une « déclaration commune »,
le SNJ-CGT et la CSTP se sont même proposés de « rencontrer, dans les
plus brefs délais, toutes les organisations CGT de la presse, de
l’audiovisuel et de la communication afin de rechercher ensemble les bases
revendicatives et organisationnelles sur lesquelles il sera possible de faire
fonctionner une coordination syndicale ». Et le secrétaire du SNJ-CGT
affirmait alors : « La lutte est capable de faire reculer les plus
puissants lorsqu’elle est unitaire, éclairée et raisonnée.
Depuis
2003 aussi, des liens solides se sont tissés, à l’occasion du conflit sur
les retraites du printemps dernier, quand nous avons défilé sous une banderole
commune, mais également dans la bataille pour une information juste et équilibrée,
et encore pour dénoncer le matraquage médiatique du gouvernement Raffarin.
5-7 En 2004, l’enjeu vital est bien
de devenir, ensemble (journalistes, techniciens, ouvriers, employés et cadres
CGT), une force déterminante dans les comités d’entreprise, dans les comités
de groupe, en séances de négociation, soit dans autant de lieux prédominants
du débat social, voire de l’affrontement, sur toutes les questions intéressant
l’avenir des salariés de la presse.
Comment faire progresser les salaires, diminuer encore la durée du
temps de travail, faire reculer la précarité, améliorer
la
protection sociale, étendre la formation professionnelle, garantir
la
liberté d’expression et le droit syndical, alors même que
le patronat n’hésite pas à jouer de toutes les divisions, de tous les
conservatismes, pour démanteler les statuts sociaux ?
Notre conviction est claire : la recherche de la mise en place d’une coordination de tous les acteurs CGT impliqués dans la vie de la presse écrite et audio-visuelle est devenue une priorité et une condition essentielle pour la constitution d’un rapport de force conservant à la CGT la place qui lui revient dans ce secteur crucial pour la démocratie, la première !
5-8
Aujourd’hui, alors que notre convention collective et certainement d’autres
en même temps sont menacées d’être dénoncées par nos patrons communs, il
est grand temps de passer à l’action et de construire concrètement la
nouvelle Union de l’Information et de la Communication qui joindra librement
notre syndicat national à ceux de nos camarades CGT, ouvriers, employés,
techniciens et cadres de la presse et de l’audiovisuel.
5-9
Les journalistes CGT proposent donc, en adéquation avec les statuts de la CGT,
que :
-
Chaque
organisation syndicale concernée mandate deux délégués (dont, de droit, son
secrétaire ou secrétaire général) pour qu’ils siègent, mensuellement pour
l’ordinaire, dans cette nouvelle instance de coordination ;
-
que
l’ensemble de ces délégués à l’Union élisent un secrétariat chargé de
l’élaboration concertée des ordres du jour et de la mise en œuvre des décisions.
Nous
sommes persuadés que ce nouvel outil syndical nous permettra, à tous, de réaliser,
selon les vœux de nos camarades de France-Soir, « l’indispensable
unité syndicale et la nécessaire action commune ».
***
A
propos de l’un des points de la préparation du Congrès de février, tels
qu'ils ont été listés par les deux notes (« Préparation congrès »
et « La répartition des tâches ») remises au BN du 6 janvier.
La deuxième « motion » proposée par la première note est intitulée :
« Vers une Fédération des métiers de l'information et de la
communication ».
Selon l'article 2 des statuts de la CGT :
"La
CGT rassemble toutes les organisations syndicales adhérant aux présents
statuts. Elle est composée de syndicats, d'unions locales
interprofessionnelles, d'unions départementales interprofessionnelles et de fédérations
professionnelles."
Selon
l'article 11 des statuts de la CGT :
"Les
fédérations, sur la base de préoccupations communes ou connexes aux salariés
de leurs secteurs d'activités, peuvent constituer entre elles des unions
inter-fédérales, fonctionnant : soit comme simples moyens de liaison et de
coordination, soit comme structures dotées de leurs statuts propres."
Au vu des statuts de la CGT,
notre projet d'une meilleure "coopération avec la FILPAC et la Fédération
du Spectacle" (cf. la deuxième note, en bas de la page 2) doit
s'inscrire, de préférence, dans le cadre d'une Union plutôt que dans celui
d'une Fédération. En effet, le SNJ-CGT a déjà lui-même le rang statutaire
de Fédération professionnelle, de même que la FILPAC et le Spectacle, ce qui
est logique puisque nos "métiers" sont différents. Or, une Union
nous offrira une excellent base pour instituer des moyens de liaison et de coopération
(qui nous manquent de plus en plus cruellement), pour des actions communes, avec
nos camarades ouvriers du Livre, cadres de la presse et employés-techniciens de
la Radio-Télévision.
Section CGT de Bayard
Presse, à Paris, le 29 janvier 2004
Première version (révisée)
POUR
UNE UNION DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION
Depuis
cinq ans (un lustre !), la section CGT de Bayard Presse unit
fraternellement journalistes, ouvriers, employés, techniciens (agents de maîtrise)
et cadres, pour le meilleur bénéfice de l’action syndicale.
Cette expérience unitaire est partagée par d’autres sections, à France-Soir,
à l’AFP, à France 3, à l’Union de Reims…
Nous
en sommes certains : comme nous, un nombre de plus en plus important de
salariés, toutes catégories confondues, exprime des convergences de vues
fortes face aux patrons et demande une rénovation de l’action et de
l’organisation syndicales.
Depuis
2003, différentes actions (manifestations contre la réforme des retraites,
publications) ont été réalisées par le SNJ-CGT en coopération étroite avec
le Livre et le SNRT. En mai dernier, par une « déclaration commune »,
le SNJ-CGT et la CSTP se sont même proposés de « rencontrer, dans les
plus brefs délais, toutes les organisations CGT de la presse, de
l’audiovisuel et de la communication afin de rechercher ensemble les bases
revendicatives et organisationnelles sur lesquelles il sera possible de faire
fonctionner une coordination syndicale ». Et le secrétaire du SNJ-CGT
affirmait alors : « La lutte est capable de faire reculer les plus
puissants lorsqu’elle est unitaire, éclairée et raisonnée.
Depuis
2003, des liens solides se sont tissés, à l’occasion du conflit sur les
retraites du printemps dernier, quand nous avons défilé sous une banderole
commune, mais également dans la bataille pour une information juste et équilibrée,
et encore pour dénoncer le matraquage médiatique du gouvernement Raffarin.
En 2004, l’enjeu vital est bien de
devenir, ensemble (ouvriers, journalistes, techniciens, employés et cadres
CGT), une force déterminante dans les comités d’entreprise, dans les comités
de groupe, en séances de négociation, soit autant de lieux prédominants du débat,
voire de l’affrontement, sur toutes les questions intéressant l’avenir des
salariés de la presse.
Comment faire
progresser les salaires, diminuer encore la durée du temps de travail,
faire reculer la précarité, améliorer
la
protection sociale, étendre la formation professionnelle, garantir
la
liberté d’expression et le droit syndical, alors même que
le patronat n’hésite pas à jouer de toutes les divisions, de tous les
conservatismes, pour démanteler les statuts sociaux ?
Notre conviction est claire : la
recherche de la mise en place d’une coordination de tous les acteurs CGT
impliqués dans la vie de la presse écrite et audio-visuelle est devenue une
priorité et une condition essentielle pour la constitution d’un rapport de
force conservant à la CGT la place qui lui revient dans ce secteur crucial pour
la démocratie, la première !
Aujourd’hui,
alors que les menaces anti-sociales n’ont jamais été aussi graves, les
journalistes CGT de Bayard Presse disent tout simplement : « Action ! »
***
A
Bayard Presse, cela fait donc maintenant cinq ans que nous nous réunissons et
agissons ensemble, pour le meilleur de notre vie syndicale. Pour faire vite,
nous en tirons principalement trois bénéfices.
Le premier
bénéfice de cette union est l’enrichissement considérable de nos échanges
d’information sur l’ensemble de l’entreprise. Un même problème, vu par
un camarade du service courrier qui circule dans tous les services, une employée
du service financier, un technicien de la photogravure, un cadre contrôleur de
gestion et une journaliste chef de service dans un hebdomadaire du groupe, est
ainsi compris dans toutes ses dimensions. La perception et la compréhension de
la marche de l’entreprise par chacun d’entre nous, souvent limitées par nos
points de vue professionnels et sociaux particuliers, s’en trouvent complétées,
parfois corrigées, donc considérablement améliorées par leur confrontation
à la diversité de celles de tous les autres camarades de la section.
Le deuxième
bénéfice de notre organisation unitaire est évidemment le poids qu’elle
nous donne face à la direction, en négociation, comme au CE, au comité de
groupe comme au CHSCT, voire lors de conflits, comme en novembre 2003 (lettres
d’avertissement) ou maintenant (licenciement du représentant syndical CGT au
CE). En effet, chacun de nos délégués (DS et DP) et représentants porte
d’une seule voix les revendications de plus en plus convergentes de tous les
salariés de Bayard Presse. Moralement parlant, l’affirmation de ces missions
unitaires de nos délégués et représentants légitiment notre ascendant sur
les autres organisations syndicales qui continuent, dans l’entreprise, de
porter des revendications souvent catégorielles si ce n’est corporatistes.
Le troisième
bénéfice de cette pratique, et peut-être le principal, est l’élargissement
et l’approfondissement du sentiment de solidarité, voire d’amitié, qui prévaut
entre « nous autres », salariés syndiqués à la CGT parce qu’ils
adhèrent au sens de son histoire et à sa philosophie qui est le refus de la
servitude volontaire, la défense du plus faible et la croyance dans le progrès.
Ce « climat » exerce une forte attirance sur beaucoup de salariés
isolés et même sur nos collègues syndiqués ailleurs qu’à la CGT. Notre
devise, portée au front de notre journal Justice
sociale, est : « Liberté, Egalité, Solidarité ». Tout un
programme…
***
Aujourd’hui, alors que notre convention
collective, et certainement d’autres en même temps, sont menacées d’être
dénoncées par nos patrons communs, il est grand temps de passer à l’action
et de construire concrètement la nouvelle Union de l’Information et de la
Communication qui joindra librement notre syndicat national à ceux de nos
camarades CGT, ouvriers, employés, techniciens et cadres de la presse et de
l’audiovisuel.
Les
ouvriers, employés, agents de maîtrise, cadres et journalistes de la section
CGT de Bayard Presse renouvellent leur appel à la mise en œuvre d’une véritable
Union de l’information et de la communication (UIC) capable d’organiser des
actions syndicales fraternelles, puissantes et porteuses de progrès pour les
salariés de toutes les catégories socioprofessionnelles de notre secteur.
Ils
proposent, en adéquation avec les statuts de la CGT, que :
-
chaque
organisation syndicale concernée mandatent chacune deux délégués (dont, de
droit, son secrétaire ou secrétaire général) pour qu’ils siègent,
mensuellement pour l’ordinaire, dans cette nouvelle instance de coordination ;
-
que
l’ensemble de ces délégués à l’Union élisent un secrétariat chargé de
l’élaboration concertée des ordres du jour et de la mise en œuvre des décisions.
Nous sommes persuadés que ce nouvel outil syndical
nous permettra, à tous, de réaliser, selon les vœux de nos camarades de France-Soir,
« l’indispensable unité syndicale et la nécessaire action commune ».
***
A
propos de l’un des points de la préparation du Congrès de février, tels
qu'ils ont été listés par les deux notes (« Préparation congrès »
et « La répartition des tâches ») remises au BN du 6 janvier.
La deuxième « motion » proposée par la première note est intitulée :
« Vers une Fédération des métiers de l'information et de la
communication ».
Selon l'article 2 des statuts de la CGT :
"La
CGT rassemble toutes les organisations syndicales adhérant aux présents
statuts. Elle est composée de syndicats, d'unions locales
interprofessionnelles, d'unions départementales interprofessionnelles et de fédérations
professionnelles."
Selon
l'article 11 des statuts de la CGT :
"Les
fédérations, sur la base de préoccupations communes ou connexes aux
salariés de leurs secteurs d'activités, peuvent constituer entre elles des unions
inter-fédérales, fonctionnant : soit comme simples moyens de liaison et de
coordination, soit comme structures dotées de leurs statuts propres."
Au vu des statuts de la CGT,
notre projet d'une meilleure "coopération avec la FILPAC et la Fédération
du Spectacle" (cf. la deuxième note, en bas de la page 2) doit
s'inscrire, de préférence, dans le cadre d'une Union plutôt que dans
celui d'une Fédération. En effet, le SNJ-CGT a déjà lui-même le rang
statutaire de Fédération professionnelle, de même que la FILPAC et le
Spectacle, ce qui est logique puisque nos "métiers" sont différents.
Or, une Union nous offrira une excellent base pour instituer des moyens de
liaison et de coopération (qui nous manquent de plus en plus cruellement),
pour des actions communes, avec nos camarades ouvriers du Livre, cadres de la
presse et employés-techniciens de la Radio-Télévision.
Section CGT de Bayard
Presse, à Paris, le 29 janvier 2004