POUR UNE UNION DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

Contribution de la section de Bayard Presse

pour le Congrès du SNJ-CGT

10-13 février 2004

Cinquième point que l’on peut ajouter à la 2ème Motion, « Etendre les droits des journalistes », ou bien présenter en tant que 4ème Motion à part entière.

5 – Unir nos forces à celles de nos camarades du Livre et du SNRT

5–1 Est-il besoin de brosser, une fois encore, le paysage social et économique de la presse ? Depuis quelques années, les éditeurs ont multiplié les plans sociaux. Ils mènent, aujourd’hui, une véritable attaque orchestrée contre notre présence, en tant que force syndicale organisée, dans leurs entreprises. Partout, la volonté patronale affichée est d'opérer une rupture historique en empêchant les nouvelles générations d’accéder à la culture syndicale et professionnelle portée jusqu’alors par nos métiers. Qui peut dire qu’ils ne sont pas presque arrivés à leurs fins ? Les perpétuelles concentrations autour de mastodontes industriels, Lagardère et Dassault, renforcent encore l'arsenal patronal dirigé contre l'emploi et les conventions collectives. Les titres de presse sont, de plus, fragilisés par le surgissement de journaux soi-disant gratuits qui pratiquent un dumping social des plus désastreux. Et que penser de la dernière « sortie » du patron du Figaro, dans le cadre de la Presse parisienne ?

5-2 Face à une telle offensive, qui se veut « libérale », nous le disons haut et fort : la résistance sectorisée, voire corporatiste, est vouée à l'échec. Au moment où les droits d’auteur des journalistes et bientôt tout leur statut moral sont contestés par les éditeurs, en flagrante complicité avec les pouvoirs politiques réactionnaires, au moment où l’Etat prépare la privatisation ou le démantèlement des services publics d’information (AFP, France 2 et France 3, Radio France), il n’est pas étonnant que les institutions paritaires et coopératives d’impression et de distribution des journaux (Presse Parisienne, NMPP…) fassent l’objet d’une dénonciation étonnement brutale. Ainsi, nul ne peut plus ignorer que journalistes, techniciens ou employés de l’audiovisuel, et ouvriers du Livre se retrouvent embarqués ensemble dans une galère qui menace de se transformer très bientôt en radeau de La Méduse !

5-3 Et pourtant, au-delà des statuts sociaux des journalistes et des autres salariés de l’information, c’est bien la liberté d’information, le pluralisme de la presse et donc la démocratie qui sont ainsi mis en question, comme jamais depuis la Libération. La marchandisation de l’information portée par la déferlante ultra-libérale, facteur de chômage, de précarité et même d’une nouvelle pauvreté, s’apprête à soumettre ce qui nous reste de démocratie à la loi totalitaire du marché.

5-4 Seule la lutte intersyndicale peut encore s’opposer à la régression programmée. Les journalistes CGT lancent donc un appel à la mise en œuvre d’une véritable Union de l’information et de la communication (UIC), capable d’organiser des actions fraternelles, puissantes et porteuses de progrès pour les salariés de toutes les catégories professionnelles de la presse écrite et de l’audiovisuel.

5-5 Depuis cinq ans (un lustre !), la section CGT de Bayard Presse unit fraternellement journalistes, ouvriers, employés, techniciens (agents de maîtrise) et cadres, pour le meilleur bénéfice de l’action syndicale. Cette expérience unitaire est partagée par d’autres sections, à France-Soir, à l’AFP, à France 3, chez Hachette, à Sud-Ouest, à l’Union de Reims… Nous en sommes certains : comme dans ces entreprises, un nombre de plus en plus important de salariés, toutes catégories confondues, exprime des convergences de vue fortes face aux patrons et demande une rénovation de l’action et de l’organisation syndicales.

5-6 Depuis 2003, différentes actions (manifestations contre la réforme des retraites, publications) ont été menées par le SNJ-CGT en coopération étroite avec le Livre et le SNRT. En mai dernier, par une « déclaration commune », le SNJ-CGT et la CSTP se sont même proposés de « rencontrer, dans les plus brefs délais, toutes les organisations CGT de la presse, de l’audiovisuel et de la communication afin de rechercher ensemble les bases revendicatives et organisationnelles sur lesquelles il sera possible de faire fonctionner une coordination syndicale ». Et le secrétaire du SNJ-CGT affirmait alors : « La lutte est capable de faire reculer les plus puissants lorsqu’elle est unitaire, éclairée et raisonnée.

   Depuis 2003 aussi, des liens solides se sont tissés, à l’occasion du conflit sur les retraites du printemps dernier, quand nous avons défilé sous une banderole commune, mais également dans la bataille pour une information juste et équilibrée, et encore pour dénoncer le matraquage médiatique du gouvernement Raffarin.

5-7 En 2004, l’enjeu vital est bien de devenir, ensemble (journalistes, techniciens, ouvriers, employés et cadres CGT), une force déterminante dans les comités d’entreprise, dans les comités de groupe, en séances de négociation, soit dans autant de lieux prédominants du débat social, voire de l’affrontement, sur toutes les questions intéressant l’avenir des salariés de la presse.

   Comment faire progresser les salaires, diminuer encore la durée du temps de travail, faire reculer la précarité, améliorer la protection sociale, étendre la formation professionnelle, garantir la liberté d’expression et le droit syndical, alors même que le patronat n’hésite pas à jouer de toutes les divisions, de tous les conservatismes, pour démanteler les statuts sociaux ?

   Notre conviction est claire : la recherche de la mise en place d’une coordination de tous les acteurs CGT impliqués dans la vie de la presse écrite et audio-visuelle est devenue une priorité et une condition essentielle pour la constitution d’un rapport de force conservant à la CGT la place qui lui revient dans ce secteur crucial pour la démocratie, la première !

5-8 Aujourd’hui, alors que notre convention collective et certainement d’autres en même temps sont menacées d’être dénoncées par nos patrons communs, il est grand temps de passer à l’action et de construire concrètement la nouvelle Union de l’Information et de la Communication qui joindra librement notre syndicat national à ceux de nos camarades CGT, ouvriers, employés, techniciens et cadres de la presse et de l’audiovisuel.

5-9 Les journalistes CGT proposent donc, en adéquation avec les statuts de la CGT, que :

-          Chaque organisation syndicale concernée mandate deux délégués (dont, de droit, son secrétaire ou secrétaire général) pour qu’ils siègent, mensuellement pour l’ordinaire, dans cette nouvelle instance de coordination ;

-          que l’ensemble de ces délégués à l’Union élisent un secrétariat chargé de l’élaboration concertée des ordres du jour et de la mise en œuvre des décisions.

   Nous sommes persuadés que ce nouvel outil syndical nous permettra, à tous, de réaliser, selon les vœux de nos camarades de France-Soir, « l’indispensable unité syndicale et la nécessaire action commune ».

***

Annexe sur les statuts de la CGT

 

A propos de l’un des points de la préparation du Congrès de février, tels qu'ils ont été listés par les deux notes (« Préparation congrès » et « La répartition des tâches ») remises au BN du 6 janvier.


La deuxième « motion » proposée par la première note est intitulée : « Vers une Fédération des métiers de l'information et de la communication ».


Selon l'article 2 des statuts de la CGT :

"La CGT rassemble toutes les organisations syndicales adhérant aux présents statuts. Elle est composée de syndicats, d'unions locales interprofessionnelles, d'unions départementales interprofessionnelles et de fédérations professionnelles."

Selon l'article 11 des statuts de la CGT :

"Les fédérations, sur la base de préoccupations communes ou connexes aux salariés de leurs secteurs d'activités, peuvent constituer entre elles des unions inter-fédérales, fonctionnant : soit comme simples moyens de liaison et de coordination, soit comme structures dotées de leurs statuts propres."


   Au vu des statuts de la CGT, notre projet d'une meilleure "coopération avec la FILPAC et la Fédération du Spectacle" (cf. la deuxième note, en bas de la page 2) doit s'inscrire, de préférence, dans le cadre d'une Union plutôt que dans celui d'une Fédération. En effet, le SNJ-CGT a déjà lui-même le rang statutaire de Fédération professionnelle, de même que la FILPAC et le Spectacle, ce qui est logique puisque nos "métiers" sont différents. Or, une Union nous offrira une excellent base pour instituer des moyens de liaison et de coopération (qui nous manquent de plus en plus cruellement), pour des actions communes, avec nos camarades ouvriers du Livre, cadres de la presse et employés-techniciens de la Radio-Télévision.

 

 

Section CGT de Bayard Presse, à Paris, le 29 janvier 2004

 

 

Première version (révisée)

 

POUR UNE UNION DE L’INFORMATION ET DE LA COMMUNICATION

La section de Bayard Presse

pour le Congrès du SNJ-CGT

10-13 février 2004

 

   Est-il besoin de brosser une fois encore le paysage social et économique de la presse ? Depuis quelques années, les éditeurs ont multiplié les plans sociaux. Ils mènent, aujourd’hui, une véritable attaque orchestrée contre notre présence, en tant que force syndicale organisée, dans leurs entreprises. Partout, la volonté patronale affichée est d'opérer une rupture historique en empêchant les nouvelles générations d’accéder à la culture syndicale et professionnelle portée jusqu’alors par nos métiers. Qui peut dire qu’ils ne sont pas presque arrivés à leurs fins ? Les perpétuelles concentrations autour de mastodontes industriels, Lagardère et Dassault, renforcent encore l'arsenal patronal dirigé contre l'emploi et les conventions collectives. Les titres de presse sont de plus fragilisés par le surgissement de journaux soi-disant gratuits qui pratiquent un dumping social des plus désastreux. Et que penser de la dernière « sortie » du patron du Figaro, dans le cadre de la Presse parisienne ?

   Face à une telle offensive, qui se veut « libérale », nous le disons haut et fort : la résistance sectorisée, voire corporatiste, est vouée à l'échec. Au moment où les droits d’auteur des journalistes et bientôt tout leur statut moral sont contestés par les éditeurs, en flagrante complicité avec les pouvoirs politiques réactionnaires, au moment où l’Etat prépare la privatisation ou le démantèlement des services publics d’information (AFP, France 2 et France 3, Radio France), il n’est pas étonnant que les institutions paritaires et coopératives d’impression et de distribution des journaux (Presse Parisienne, NMPP…) fassent l’objet d’une dénonciation étonnement brutale. Ainsi, nul ne peut plus ignorer que journalistes, techniciens ou employés de l’audiovisuel, et ouvriers du Livre se retrouvent embarqués ensemble dans une galère qui menace de se transformer très bientôt en radeau de La Méduse !

   Et pourtant, au-delà des statuts sociaux des journalistes et des autres salariés de l’information, c’est bien la liberté d’information, le pluralisme de la presse et donc la démocratie qui sont ainsi mis en question, comme jamais depuis la Libération. La marchandisation de l’information portée par la déferlante ultra-libérale, facteur de chômage, de précarité et même d’une nouvelle pauvreté, s’apprête à soumettre ce qui nous reste de démocratie à la loi totalitaire du marché.

   Seule la lutte intersyndicale peut encore s’opposer à la régression programmée. Les ouvriers, employés, agents de maîtrise, cadres et journalistes de la section CGT de Bayard Presse renouvellent donc leur appel à la mise en œuvre d’une véritable Union de l’information et de la communication (UIC), capable d’organiser des actions fraternelles, puissantes et porteuses de progrès pour les salariés de toutes les catégories professionnelles de la presse écrite et de l’audiovisuel.

***

   Depuis cinq ans (un lustre !), la section CGT de Bayard Presse unit fraternellement journalistes, ouvriers, employés, techniciens (agents de maîtrise) et cadres, pour le meilleur bénéfice de l’action syndicale. Cette expérience unitaire est partagée par d’autres sections, à France-Soir, à l’AFP, à France 3, à l’Union de Reims

   Nous en sommes certains : comme nous, un nombre de plus en plus important de salariés, toutes catégories confondues, exprime des convergences de vues fortes face aux patrons et demande une rénovation de l’action et de l’organisation syndicales.

   Depuis 2003, différentes actions (manifestations contre la réforme des retraites, publications) ont été réalisées par le SNJ-CGT en coopération étroite avec le Livre et le SNRT. En mai dernier, par une « déclaration commune », le SNJ-CGT et la CSTP se sont même proposés de « rencontrer, dans les plus brefs délais, toutes les organisations CGT de la presse, de l’audiovisuel et de la communication afin de rechercher ensemble les bases revendicatives et organisationnelles sur lesquelles il sera possible de faire fonctionner une coordination syndicale ». Et le secrétaire du SNJ-CGT affirmait alors : « La lutte est capable de faire reculer les plus puissants lorsqu’elle est unitaire, éclairée et raisonnée.

   Depuis 2003, des liens solides se sont tissés, à l’occasion du conflit sur les retraites du printemps dernier, quand nous avons défilé sous une banderole commune, mais également dans la bataille pour une information juste et équilibrée, et encore pour dénoncer le matraquage médiatique du gouvernement Raffarin.

   En 2004, l’enjeu vital est bien de devenir, ensemble (ouvriers, journalistes, techniciens, employés et cadres CGT), une force déterminante dans les comités d’entreprise, dans les comités de groupe, en séances de négociation, soit autant de lieux prédominants du débat, voire de l’affrontement, sur toutes les questions intéressant l’avenir des salariés de la presse.

   Comment faire progresser les salaires, diminuer encore la durée du temps de travail, faire reculer la précarité, améliorer la protection sociale, étendre la formation professionnelle, garantir la liberté d’expression et le droit syndical, alors même que le patronat n’hésite pas à jouer de toutes les divisions, de tous les conservatismes, pour démanteler les statuts sociaux ?

   Notre conviction est claire : la recherche de la mise en place d’une coordination de tous les acteurs CGT impliqués dans la vie de la presse écrite et audio-visuelle est devenue une priorité et une condition essentielle pour la constitution d’un rapport de force conservant à la CGT la place qui lui revient dans ce secteur crucial pour la démocratie, la première !

   Aujourd’hui, alors que les menaces anti-sociales n’ont jamais été aussi graves, les journalistes CGT de Bayard Presse disent tout simplement : « Action ! »

***

   A Bayard Presse, cela fait donc maintenant cinq ans que nous nous réunissons et agissons ensemble, pour le meilleur de notre vie syndicale. Pour faire vite, nous en tirons principalement trois bénéfices.

   Le premier bénéfice de cette union est l’enrichissement considérable de nos échanges d’information sur l’ensemble de l’entreprise. Un même problème, vu par un camarade du service courrier qui circule dans tous les services, une employée du service financier, un technicien de la photogravure, un cadre contrôleur de gestion et une journaliste chef de service dans un hebdomadaire du groupe, est ainsi compris dans toutes ses dimensions. La perception et la compréhension de la marche de l’entreprise par chacun d’entre nous, souvent limitées par nos points de vue professionnels et sociaux particuliers, s’en trouvent complétées, parfois corrigées, donc considérablement améliorées par leur confrontation à la diversité de celles de tous les autres camarades de la section.

   Le deuxième bénéfice de notre organisation unitaire est évidemment le poids qu’elle nous donne face à la direction, en négociation, comme au CE, au comité de groupe comme au CHSCT, voire lors de conflits, comme en novembre 2003 (lettres d’avertissement) ou maintenant (licenciement du représentant syndical CGT au CE). En effet, chacun de nos délégués (DS et DP) et représentants porte d’une seule voix les revendications de plus en plus convergentes de tous les salariés de Bayard Presse. Moralement parlant, l’affirmation de ces missions unitaires de nos délégués et représentants légitiment notre ascendant sur les autres organisations syndicales qui continuent, dans l’entreprise, de porter des revendications souvent catégorielles si ce n’est corporatistes.

   Le troisième bénéfice de cette pratique, et peut-être le principal, est l’élargissement et l’approfondissement du sentiment de solidarité, voire d’amitié, qui prévaut entre « nous autres », salariés syndiqués à la CGT parce qu’ils adhèrent au sens de son histoire et à sa philosophie qui est le refus de la servitude volontaire, la défense du plus faible et la croyance dans le progrès. Ce « climat » exerce une forte attirance sur beaucoup de salariés isolés et même sur nos collègues syndiqués ailleurs qu’à la CGT. Notre devise, portée au front de notre journal Justice sociale, est : « Liberté, Egalité, Solidarité ». Tout un programme…

***

 

   Aujourd’hui, alors que notre convention collective, et certainement d’autres en même temps, sont menacées d’être dénoncées par nos patrons communs, il est grand temps de passer à l’action et de construire concrètement la nouvelle Union de l’Information et de la Communication qui joindra librement notre syndicat national à ceux de nos camarades CGT, ouvriers, employés, techniciens et cadres de la presse et de l’audiovisuel.

   Les ouvriers, employés, agents de maîtrise, cadres et journalistes de la section CGT de Bayard Presse renouvellent leur appel à la mise en œuvre d’une véritable Union de l’information et de la communication (UIC) capable d’organiser des actions syndicales fraternelles, puissantes et porteuses de progrès pour les salariés de toutes les catégories socioprofessionnelles de notre secteur.

   Ils proposent, en adéquation avec les statuts de la CGT, que :

-         chaque organisation syndicale concernée mandatent chacune deux délégués (dont, de droit, son secrétaire ou secrétaire général) pour qu’ils siègent, mensuellement pour l’ordinaire, dans cette nouvelle instance de coordination ;

-         que l’ensemble de ces délégués à l’Union élisent un secrétariat chargé de l’élaboration concertée des ordres du jour et de la mise en œuvre des décisions.

 

   Nous sommes persuadés que ce nouvel outil syndical nous permettra, à tous, de réaliser, selon les vœux de nos camarades de France-Soir, « l’indispensable unité syndicale et la nécessaire action commune ».

***

Annexe sur les statuts de la CGT

 

A propos de l’un des points de la préparation du Congrès de février, tels qu'ils ont été listés par les deux notes (« Préparation congrès » et « La répartition des tâches ») remises au BN du 6 janvier.


La deuxième « motion » proposée par la première note est intitulée : « Vers une Fédération des métiers de l'information et de la communication ».


Selon l'article 2 des statuts de la CGT :

"La CGT rassemble toutes les organisations syndicales adhérant aux présents statuts. Elle est composée de syndicats, d'unions locales interprofessionnelles, d'unions départementales interprofessionnelles et de fédérations professionnelles."

Selon l'article 11 des statuts de la CGT :

"Les fédérations, sur la base de préoccupations communes ou connexes aux salariés de leurs secteurs d'activités, peuvent constituer entre elles des unions inter-fédérales, fonctionnant : soit comme simples moyens de liaison et de coordination, soit comme structures dotées de leurs statuts propres."


   Au vu des statuts de la CGT, notre projet d'une meilleure "coopération avec la FILPAC et la Fédération du Spectacle" (cf. la deuxième note, en bas de la page 2) doit s'inscrire, de préférence, dans le cadre d'une Union plutôt que dans celui d'une Fédération. En effet, le SNJ-CGT a déjà lui-même le rang statutaire de Fédération professionnelle, de même que la FILPAC et le Spectacle, ce qui est logique puisque nos "métiers" sont différents. Or, une Union nous offrira une excellent base pour instituer des moyens de liaison et de coopération (qui nous manquent de plus en plus cruellement), pour des actions communes, avec nos camarades ouvriers du Livre, cadres de la presse et employés-techniciens de la Radio-Télévision.

 

 

Section CGT de Bayard Presse, à Paris, le 29 janvier 2004