Désirs d’avenir… et besoin d’ordre !

Pour la candidature de Ségolène Royal

 

« Dès que cesse la loi, la tyrannie commence, s'il y a transgression au détriment d'autrui. Dès lors, tout personnage au pouvoir qui abuse de l'autorité concédée par la loi cesse par là même d'être un magistrat. Et puisqu'il agit sans autorité, on peut lui résister comme à tout homme qui empiète par la force sur les droits d'un autre. »

John Locke, Deux Essais sur le pouvoir civil, 1690.

 

La France Radicale – Gauche Démocratique et Républicaine soutiendra la candidature de Ségolène Royal à la candidature (PS), puis à la Présidence de la République. Aujourd ’hui, il est plus que temps que la Gauche unie s’engage, sans hésitation, sans arrière-pensées, dans le soutien d’une candidate digne de porter le projet de réforme républicaine, sociale et laïque dont notre pays a besoin de façon urgente. Une candidate qui est, d’ores et déjà, la mieux entendue par les femmes et les hommes de progrès, et dont le style naturel ne nécessite pas le chant en chœur avec Johnny et Doc Gyneco pour faire « tendance ».

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I / Ordre républicain

Dans la candidature de Ségolène Royal, la France Radicale place son espoir de voir bientôt rétablir, clairement, nettement, fortement, l’ordre républicain. Rappelant aux oublieux, de fait ou à dessein, l’article 2 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen (26 août 1789) : « Le but de toute association politique est la conservation des droits naturels et imprescriptibles de l'Homme. Ces droits sont la liberté, la propriété, la sûreté, et la résistance à l'oppression », la France Radicale affirme que sera élu(e), en mai 2007, celle ou celui qui aura proposé à ses concitoyens une modification complète des règles judiciaires, afin que toutes les atteintes aux personnes et aux biens soient sanctionnées à la mesure des préjudices engendrés. Afin que les incivilités inadmissibles, permanentes, en voie de croissance exponentielle, aujourd’hui totalement impunies, soient réprimées jusqu’au point de cesser. Afin que la délinquance insupportable [notamment « les atteintes volontaires à l’intégrité physique des personnes », les « vols violents sans armes » et les « violences physiques non crapuleuses » (en hausse de plus de 7%, 8% et 10% respectivement, depuis juillet 2005 !)] qui pourrit la vie quotidienne de millions de Françaises et de Français soit l’objet de condamnations parfaitement dissuasives. Afin que les racismes intolérables, au premier rang desquels l’antisémitisme qui est devenu une marque de reconnaissance communautaire massive, presque banale, et qui pourtant a déjà tué dans une incroyable indifférence nationale (assassinat d’Ilan Halimi en février 2006)[1], soient éradiqués. Afin que la menace terroriste, perpétuelle et considérable, soit éliminée sans merci.

La France Radicale affirme enfin que l’ordre républicain, qui, certes, doit être « juste », trouve sa source la plus puissante dans la laïcité, seule philosophie, voire spiritualité de la République , et pratique exigeante, individuelle et collective, de la Liberté , de l'Égalité et de la Fraternité. En effet, la République vit de l’effort permanent de tous et de chacun pour assurer la concorde entre les citoyens, grâce au pacte moral de la laïcité. Mais, celle-ci ne doit pas être confondue avec la seule tolérance ou la simple neutralité des pouvoirs publics. En instituant la séparation entre la vie privée et la place publique, la laïcité s’oppose à toutes les puissances - y compris étatiques[2] - qui s’acharnent à confondre le lien politique et la communauté religieuse ou ethnique.

La laïcité authentique est fille de l’Humanisme et ne sacralise que la personne humaine, c’est-à-dire l’humanité de toute personne. Elle est, historiquement, philosophiquement, spirituellement, religion de l’Humanité ! Exiger l’ordre républicain, c’est donc affirmer la volonté de défendre, à tout prix, la dignité et l’intégrité de chaque personne quelque soit la couleur de sa peau, sa religion, son sexe, son âge, ses moyens et choix de vie, ses opinions… C’est donc lutter, premièrement, contre toutes les discriminations, mais aussi contre le communautarisme et son penchant naturel : le fanatisme, notamment religieux[3].

Enfin, l’ordre républicain ne sera pas rétabli sans revalorisation patriotique de la nationalité française, seul véritable moyen moral et intellectuel d’intégration et d’assimilation. Patrie : terre des parents, mais aussi, dans la tradition française, terre d’asile ! Oui, aujourd’hui comme depuis longtemps, mais à condition que nationalité – même toute nouvelle - rime avec citoyenneté, cet engagement où se tissent droits individuels et devoirs collectifs. Dans les « territoires perdus de la République  »[4], il est urgent d’insuffler la fierté d’être français, sans jamais renoncer pour autant à l’enseignement de l’esprit critique, un des acquis, par excellence, de notre culture. Respecter sincèrement le drapeau national et la Marseillaise , les professeurs, les pompiers et la police, n’a jamais entravé la liberté de penser.

En profondeur, c’est par la re-fondation d’une éducation inculquant des devoirs aux individus à l’égard de la Nation que la citoyenneté assurera à nouveau le respect du contrat civique de paix et de prospérité, de liberté et de fraternité, aujourd’hui si gravement déchiqueté. Prophétique, Victor Hugo s’exclamait, dans Le Droit et la loi (1875) : « Liberté, égalité, fraternité… Ce sont les trois marches du perron suprême ; la liberté c’est le droit, l’égalité, c’est le fait ; la fraternité, c’est le devoir ». L’ordre républicain est désormais notre premier devoir de fraternité.

 

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II / Ordre social

Dans la candidature de Ségolène Royal, la France Radicale place son espoir de voir bientôt rétablir, clairement, nettement, fortement, l’ordre social. Rappelant aux oublieux, de fait ou à dessein, l’article 1 de la Constitution de la Cinquième République (1958) : «  La France est une république indivisible, laïque, démocratique et sociale », la France Radicale attend que la candidate de la Gauche propose aux travailleurs, retraités et privés d’emploi de notre pays le rétablissement, dans l’urgence, de la sécurité professionnelle et de la propriété sociale qui sont les conditions du développement durable de notre pays. La solidarité doit être le principe économique et social fondamental qui guidera l’action du Gouvernement issu de l’élection de notre candidate.

La mise en œuvre de ce principe de solidarité obligera, sous le contrôle de l’État, les partenaires sociaux à remonter vigoureusement le niveau des rémunérations des travailleurs des classes populaires et moyennes, afin qu’elles soient dignes des exigences du bien-être et de la capacité à assurer le meilleur avenir pour les familles. Elle devra garantir les meilleurs niveaux de prévoyance pour toutes les catégories de salariés, en généralisant les contrats d’entreprise avec les mutuelles. Elle devra permettre de veiller au respect intégral des obligations des employeurs en matières d’hygiène, de sécurité et de conditions - physiques et morales - de travail, grâce au développement des moyens et des pouvoirs du corps de l’Inspection du travail. Elle devra offrir à tous les salariés de véritables moyens de formation permanente, afin qu'ils puissent accéder tout au long de leurs vies professionnelles au plus haut niveau de qualification et en obtenir la reconnaissance. Elle devra aussi s’attacher à étendre le droit syndical et notamment à renforcer les pouvoirs des représentants des salariés au-delà de la simple consultation.

Aujourd’hui, « l’insécurité sociale n’entretient pas seulement la pauvreté. Elle agit comme un principe de démoralisation, de dissociation sociale, à la manière d’un virus qui imprègne la vie quotidienne, dissout les liens sociaux et mine les structures psychiques des individus. »[5] La crise est suffisamment profonde, voire paroxystique, pour exiger une réaction historique. « Il faut oser rompre avec cette société qui meurt et qui ne renaîtra plus. Il faut oser l’Exode », écrivait André Gorz, en 1997, visant dès la première page de son Misères du présent, Richesse du possible, le « système » qui « restaure les pires formes de domination, d’asservissement, d’exploitation en contraignant tous à se battre contre tous... »

La construction d’un nouveau statut du travail salarié, garantissant une véritable sécurité d’emploi et de formation, est donc devenue vitale pour notre République[6], en général, et pour le socialisme, en particulier. Rappelant que le droit à l’emploi est inscrit dans la Constitution et s’inspirant -entre autres- des travaux d’Alain Supiot, de Jean-Michel Belorgey ou de Bernard Gazier[7], et surtout de la CGT , la France Radicale promeut ardemment l’idée d’une « sécurité sociale professionnelle » qui nous semble la seule réponse possible à la décadence ultra-libérale.

D’autant que cette revendication[8] ne représente en rien, contrairement à ce que dit l’extrême gauche, un quelconque renoncement à l’idéal de l’appropriation sociale qui est, depuis les origines du socialisme, au cœur du combat ouvrier[9]. Au contraire, à défaut évident d’avoir réussi (pour le moment) la conquête de la propriété de l’outil de travail, c’est bien la « propriété sociale » des travailleurs qu’il s’agit ainsi de préserver, voire d’augmenter considérablement. A la fin du XIXe siècle, les promoteurs de la « propriété sociale » rattachaient déjà à la sécurité du travail lui-même les protections sociales équivalentes à celles que pouvait garantir la propriété de ses moyens de vie (logement, source d’alimentation), voire de son outil de travail… C’est dire que la sécurité sociale professionnelle sera demain le socle sur lequel se rebâtira toute la sécurité sociale, seul support réel de la propriété de soi, c’est-à-dire de l’authentique liberté.

Relisons l’exposé des motifs de la création de Sécurité sociale en 1945 : « La sécurité sociale est la garantie donnée à chacun qu’en toutes circonstances, il disposera des moyens nécessaires pour assurer sa subsistance et celle de sa famille dans des conditions décentes. Trouvant sa justification dans un souci élémentaire de justice sociale, elle répond à la préoccupation de débarrasser les travailleurs de l’incertitude du lendemain. De cette incertitude constante qui crée chez eux un sentiment d’infériorité et qui est la base réelle et profonde de la distinction des classes entre les possédants sûrs d’eux-mêmes et de leur avenir et les travailleurs sur qui pèse, à tout moment la menace de la misère. » N’est-ce pas, plus que jamais, d’actualité ?

Loin de l’utopie libertaire, ou des horreurs du collectivisme d’État, les solutions alternatives au capitalisme et à sa « gouvernance » ultra-libérale ne manquent pas. Elles affirment, sous de multiples formes, l’impérieuse nécessité de l’« appropriation sociale » de l’économie, afin de donner naissance à une société de citoyens véritablement égaux et heureux de vivre ensemble, ce qui n’a pratiquement jamais cessé d’être le projet socialiste[10]. Voici les principales :

-         La « sécurité sociale professionnelle », déjà évoquée, dont le fonctionnement (moins coûteux pour la collectivité que l’indemnisation massive du chômage, selon de nombreux économistes !) se résume ainsi : « Dans le cas d’un licenciement pour motif économique réel, les employeurs, solidairement responsables au sein d’une branche professionnelle ou même d’un territoire, devraient être assujettis à proposer des solutions (nouvel emploi, congé de conversion, reclassement, formation professionnelle...). Le contrat de travail devrait être maintenu jusqu’à ce qu’une solution durable et satisfaisante pour le salarié soit mise en place. »[11] Il s’agit, en substance, d’une véritable abolition du chômage et de la précarité !

- Nouvelle réduction du temps de travail, en visant l’objectif de la semaine de quatre jours (32 heures), telle que promue depuis longtemps par Pierre Larrouturou ou Dominique Méda[12], et telle qu’expérimentée, surtout, avec succès, par de nombreuses entreprises modernes, voire florissantes. Le pari est, bien entendu, que le temps « libéré » permette à tous et chacun, enfin pleinement citoyens, de s’instruire, de participer à la vie collective, bref de se livrer à des activités[13] productives de lien social, de qualité de vie, de sens, ces vraies « richesses »[14] émancipatrices.

- Instauration d’un « revenu d’existence garanti » (proposé par le radical solidariste Léon Bourgeois, dès 1889, et par Jacques Duboin, dans Le Socialisme distributiste, en 1934...), ou « allocation universelle » ou « revenu de citoyenneté »[15], ou « revenu minimum de citoyenneté »[16] dignes de la vie humaine, au contraire des fameux minima sociaux (dont le RMI) qui ne permettent, souvent, que de survivre[17].

- Soutien résolu à l’économie sociale, associative et aux mouvements coopératif, d’autogestion ou mutualiste qui progressent sans cesse (10% des emplois, en Europe !), malgré le tabou dont ils sont évidemment l’objet. Ainsi, il s’agit de soutenir des activités économiques qui ne reposent pas sur le libéralisme, ni sur la privatisation des profits collectifs, mais qui valorisent, au contraire, une forme résolument moderne de démocratie socio-économique.

-         Restauration, enfin et surtout, du « service au public », pilier essentiel d’une politique de solidarité opposée au règne de la concurrence libérale entre les hommes[18]. La France Radicale affirme que le service public est le premier outil de satisfaction des besoins des populations, mais qu’il a été mortellement privatisé depuis une vingtaine d’années[19]. Le re-développement des services publics peut et doit jouer un rôle essentiel pour assurer la cohésion sociale et territoriale du pays. Sécurité, justice, défense nationale, enseignement, eau, assainissement, énergie, santé, transports publics et urbains, protection de la nature, enlèvement des déchets, mais aussi protection sociale, logement… : c’est bien à une véritable reconquête du domaine public, propriété collective du peuple français, que doit s’engager la candidate de la Gauche. Cette réforme ne peut être discutée et menée indépendamment d’un projet de société. Aujourd’hui, le service public n'assure plus ses fonctions de protection des plus démunis, de promotion de l'égalité des citoyens, de satisfaction de besoins sociaux essentiels. Il est urgent de stopper cette véritable décadence.

Suivant celle de Louis Blanc, l’Histoire socialiste de la Révolution française (publiée à partir de 1900) de Jean Jaurès affirmait que le socialisme est l’accomplissement des principes républicains de 1789. Pour de député de Carmaux, il était temps d’étendre la liberté, l’égalité et la solidarité du champ politique au système de production. La démocratie devait s’étendre jusqu’au sein des entreprises, usines, ateliers ou bureaux, pour établir la république sociale[20]. Plus d’un siècle est déjà passé et ce projet reste à réaliser. Un nouvel ordre social doit figurer parmi les plus importantes priorités de la candidate de la Gauche à l’élection présidentielle du printemps 2007 !

 

Antoine Peillon et Alain Vincenot, le 4 septembre 2006



[1] Émilie Frèche, La Mort d’un pote, éditions du Panama, mai 2006.

[2] Alexandre Del Valle, Le Totalitarisme islamiste à l’assaut des démocraties, éditions des Syrtes, 2002.

[3] Caroline Fourest, La Tentation obscurantiste, Grasset, 2005.

[4] Emmanuel Brenner (dir.), Les Territoires perdus de la République  ; Antisémitisme, racisme et sexisme en milieu scolaire, Mille et Une Nuits, 2002 et 2004 ; E. Brenner, « France, prends garde de perdre ton âme » ; Fracture sociale et antisémitisme dans la République , Mille et Une Nuits, 2004.

[5] Robert Castel, L’Insécurité sociale, Seuil, coll. La République des idées, 2003, p. 29.

[6] Denis Collin, Revive la République  ! Démocratie confisquée, société inégalitaire… leur République n’en est plus une. La république sociale est notre projet !, Armand Collin, 2005.

[7] Alain Supiot (dir.), Au-delà de l’emploi ; Transformation du travail et devenir du droit du travail en Europe, Flammarion, 1999 ; Jean -Michel Belorgey (autour de), Refonder la protection sociale, Libre débat entre les gauches, La Découverte , Cahiers libres, 2001 ; Bernard Gazier, Vers un nouveau modèle social, Flammarion, collection Champs, 2005.

[8] Revendication très largement soutenue par les meilleurs experts de la question sociale en général et de la précarité en particulier, comme en témoigne l’excellente synthèse de Patrick Cingolani, La Précarité , PUF, coll. Que sais-je ?, 2005

[9] Proudhon (1809-1865), dans sa Théorie de la propriété (1866, posthume), prônait une socialisation de la production qui n’équivalait pas à une expropriation générale et qui supposait même le respect de la « possession individuelle » comme expression de la liberté. Il expérimenta, dès 1849, une « Banque du peule » qui préfigura nos très actuels crédits mutuels. Saluons aussi les mânes de cet autre précurseur du socialisme, le manufacturier anglais Robert Owen (1771-1858) qui en appelait à la responsabilité de l’Etat pour protéger et instruire les plus démunis, mais qui fut surtout à l’origine du mouvement coopératif avec les créations du « Marché national et équitable du travail » (1832) et du « Grand syndicat national et moral des classes productrices et utiles » (1833). Souvenons-nous aussi des progrès sociaux formidables imposés par les radicaux-socialistes de la IIIe République , les « solidaristes » partisans de « l’association » populaire contre « la fausse propriété » des capitalistes. Invoquons, surtout, Jean Jaurès et son soutien indéfectible au syndicalisme et aux coopératives, ces deux piliers, aux côtés du Parti, du socialisme. Suivant celle de Louis Blanc, l’Histoire socialiste de la Révolution française (publiée à partir de 1900) du député de Carmaux affirme que le socialisme est l’accomplissement des principes républicains de 1789. Pour lui, il était temps d’étendre la liberté, l’égalité et la solidarité du champ politique au système de production. La démocratie devait s’étendre jusqu’au sein des entreprises, usines, ateliers ou bureaux, pour établir la République sociale (Madeleine Rebérioux, Jaurès, La parole et l’acte, Gallimard, coll. Découvertes, 1994, nouvelle. éd., 2001, pp. 47-63).

[10] De Robert Owen (1771-1858) au Rocard des années soixante-dix, en passant par Durkheim, Proudhon, Louis Blanc, Pierre Leroux, Emile Combes, Léon Bourgois, Jaurès, Blum, Mendès France… A propos d’un moment clé de l’histoire socialiste : Philippe Chanial, « La propriété sociale contre l’Etat ; Jaurès, le collectivisme et l’association », dans Contre Temps n° 5, septembre 2002, Propriétés et pouvoirs, pages 152 à 165. Pour aujourd’hui, principalement : André Gorz, Misères du présent, Richesse du possible, Galilée, 1997 ; Dominique Méda, Qu’est-ce que la richesse ?, Aubier, 1999 ; Denis Collin, Morale et justice sociale, Seuil, 2001.

[11] Bernard Thibault, avec Yvette Ladmiral, Qu’est-ce que la CGT ?, l’Archipel, septembre 2002. Pour une information plus complète : Paul Boccara, Une Sécurité d’emploi ou de formation, Pour une construction révolutionnaire de dépassement contre le chômage, Espère et Le temps des cerises, septembre 2002.

[12] Pierre Larrouturou, Pour la semaine de quatre jours, La Découverte & Syros, 1999. Dominique Méda, Le Travail, une valeur en voie de disparition, Aubier, 1995 ; D. Méda et Juliet Schor, Travail, Une révolution à venir, Mille et Une Nuits & Arte éditions, 1997.

[13] Pierre Larrouturou, Pour la semaine de quatre jours, La Découverte & Syros, 1999, pp. 208-237 : « Vers une société de pleine activité ».

[14] Dominique Méda, Qu’est-ce que la richesse ?, Aubier, 1999.

[15] René Passet, « Le revenu minimum garanti ou le partage des fruits d’un patrimoine universel », dans la Lettre du GRIT, n° 23, mars 1987 ; Jean-Marc Ferry, L’Allocation universelle, Pour un revenu de citoyenneté, Cerf, 1995.

[16] André Gorz, Misères du présent, Richesse du possible, Galilée, 1997 ; excellente synthèse dans René Passet, L’Illusion néo-libérale, Arthème Fayard, 2000, nouvelle éd., Champs Flammarion, 2001, pp. 266-278.

[17] Rapport de Marie-Thérèse Join-Lambert au Premier ministre : Chômage : mesures d’urgence et minima sociaux, La Documentation française, 1998.

[18] Pour aller à l’essentiel : Yves Salesse, Réformes & Révolution, Propositions pour une gauche de gauche, Agone, 2001 ; Collectif, Service public, La solidarité face au libéralisme, Syllepse, 2002 ; Denis Collin, Revive la République  ! Démocratie confisquée, société inégalitaire… leur République n’en est plus une. La république sociale est notre projet !, Armand Collin, 2005

[19] Jean Roux, La grande braderie du patrimoine public des Français

Une OPA géante sur la France , François-Xavier de Guibert, 2006.

[20] Madeleine Rebérioux, Jaurès, La parole et l’acte, Gallimard, coll. Découvertes, 1994, nouvelle. éd., 2001, pp. 47-63.